En 2000
15 ans
Un primo-accédant, apport et mensualité identiques.
Les poncifs anti-jeunes
« À mon époque, on bossait et on se payait une maison »
Personne ne conteste que vos parents ont travaillé. La question n'est pas là. La question, c'est ce qu'une année de travail permettait d'acheter.
Et ça, ce n'est pas une impression : c'est mesuré, publié, et téléchargeable.
La réponse
En 2000, un primo-accédant achetait son logement avec quinze ans d'emprunt. Pour le même logement, avec le même apport et le même effort tous les mois, il lui faut aujourd'hui emprunter 23,5 ans.
Huit ans et demi de plus. Pas parce qu'il travaille moins. Parce que le prix a monté plus vite que les revenus.
Et encore, cette comparaison part de l'an 2000, pas des années 1970. C'est la seule que la source publie en clair. L'écart avec l'époque de vos parents est donc plus grand que ce qui est affiché ici, pas plus petit.
Le logement ne se paie pas en euros, il se paie en années de revenu. C'est ce rapport qui a changé, pas le courage.
L'outil
Le prix rapporté au revenu ne monte pas pareil partout. Choisissez votre zone : le chiffre et l'image de partage suivent.
15 ans
Un primo-accédant, apport et mensualité identiques.
23,5 ans
France entière : 55 % de revenu en plus pour le même logement.
La source
Prix de l'immobilier d'habitation sur le long terme, Jacques Friggit, IGEDD, mise à jour du 2026-08-17. Le nombre d'années d'emprunt est le graphique 3.4 ; l'indice par zone est le graphique 4.1.
Toutes les valeurs sont des étiquettes imprimées en clair sur les graphiques de la source. Aucune n'est relevée sur une courbe. La comparaison part de l'an 2000, et non des années 1970. C'est l'année de référence des indices publiés. L'écart avec l'époque des parents est donc plus grand que ce que la page affiche.
Les réserves de l'auteur, qu'il faut lire avec le chiffre :
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